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Comment obtient-on le monoï ?

Aujourd’hui, on utilise le monoï pour fabriquer des produits cosmétiques en tout genre. Ce produit dégage une odeur authentique qui vous plonge directement dans une ambiance estivale. Mais vous êtes-vous déjà interrogé sur la production du monoï ? Produit issu de la culture polynésienne, le monoï est élaboré en respectant des pratiques ancestrales. Découvrez l’intégralité du processus de fabrication dans ce billet.

Qu’est-ce que le monoï ?

Le monoï est un produit traditionnel originaire de la Polynésie française. En tahitien, c’est un terme qui signifie « huile sacrée » et « huile parfumée ». Aussi bien au cours des rites religieux que lors des rituels beauté, le monoï joue un rôle important dans la vie locale.

En effet, il s’agit d’un produit cosmétique naturel et sain. Le monoï résulte du mélange de l’huile de noix de coco des sols coralliens de la Polynésie française et des fleurs fraîches de Tiaré. Actuellement, la fabrication de monoï fait l’objet d’une réglementation stricte. Par exemple, la production de 5 000 litres de monoï nécessite environ 60 000 fleurs de Tiaré. Celles-ci doivent être cueillies à la main la veille de la production. Cela prouve qu’il s’agit d’une production totalement écologique.

Savons, eaux de toilette, huiles… Le monoï existe dans le commerce sous différentes formes. Pour vous en procurer, le site miss-monoi.com propose par exemple à la vente une panoplie de produits bien-être fabriqués à base de monoï. Que ce soit pour l’hydratation de la peau ou des cheveux, le monoï est un incontournable de la beauté !

Fabrication du monoï : quelles sont les étapes à suivre ?

Avec l’évolution des machines facilitant la production de masse, les méthodes de fabrication du monoï présentent de légères modifications. Néanmoins, elles restent conformes aux recettes de base traditionnelles. Même s’il est simple, ce processus nécessite une connaissance approfondie des produits de base. Il requiert également un minimum d’habileté.

Comment obtient-on le monoï ?

La préparation de la noix de coco

La première étape consiste à ouvrir les noix de coco. Elle s’effectue dans les 48 heures suivant la récolte. Cette démarche sert à recueillir la fameuse amande appelée coprah. Elle se trouve dans la chair de la noix de coco. Une fois extrait, le coprah sera exposé au soleil pendant une semaine jusqu’à ce qu’il ne comporte plus que 10 % d’humidité.

Le procédé d’huilerie

Lorsqu’il ne renferme plus que 10 % d’humidité, le coprah sera expédié vers une huilerie, dans des sacs de jute. Les coprahs seront par la suite réduits en poudre, avant d’être chauffés à une température de 120 °C. C’est à ce stade que l’on recueille l’huile de coprah de première pression.

Le raffinage

Pour qu’elle puisse être stockée plus longtemps, l’huile sera raffinée dans des cuves. Par ailleurs, pour éviter le rancissement tout au long de la macération des fleurs, il est nécessaire d’y ajouter des antioxydants. Ce travail est fait sur une durée minimum de 10 jours.

La macération et la filtration

Il faut compter au minimum 10 fleurs de Tiaré par litre d’huile de coco. C’est un processus qui dure 10 jours. À la fin, une dernière filtration est indispensable pour obtenir le résultat escompté. Le monoï pourra ensuite recevoir d’autres fragrances locales. D’autres extraits d’espèces végétales comme la vanille et l’ylang-ylang peuvent en effet finaliser le produit.

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